Du lithium dans le robinet pour sauver le peuple Irlandais.

http://www.irishtimes.com/newspaper/ireland/2011/1202/1224308474582.html

L’Irlande, petit pays souffrant de graves difficultés économiques, a vu son taux de suicide augmenter au cours des années jusqu’à dépasser le nombre de morts du aux accidents de la route… Pire, c’est une véritable épidémie de suicides puisqu’il s’agit aujourd’hui de la première cause de mortalité des 15-25 ans. Comment pallier à ce mal du siècle qui fait des ravages parmi les forces vives de la nation irlandaises? Les causes sont plutôt opaques, on a parlé du suicide surmédiatisé du footballer Gary Speed aurait jeté le feu aux poudres, servant d’exemple à une jeunesse déprimée- un peu comme celui de Werther dans les roman de Goethe quelque deux siècles plutôt en Europe.

Le problème qui inquiétait déjà les médecins psychiatres, a largement dépassé le cercle médical puisque les hommes politiques  s’en sont emparés, à l’instar du député Mr. Neville.{Fine Gael TD and chairman of the Irish Association of Suicidology,} Les psychiatres n’ont eu de cesse d’appeler à une solution concrète et efficace de la part du gouvernement.

“There are 200,000 people suffering from depression in Ireland and the Government must think of new ways of tackling the problem.” déclarait l’un d’entre eux, Dr Bhamjee. Celui-là même qui a proposé de distribuer de faibles doses de lithium à la population, via l’eau du robinet. le lithium étant un produit utilisé en psychiatrie pour soigner la dépression. De nombreux médecins sont persuadés du bien fondé de cette proposition. « There is growing scientific evidence that adding trace amounts of the drug lithium to a water supply can lower rates of suicide and depression” 

Or le problème devient urgent. Et Mr. Neville milite pour l’adoption d’une telle solution, qui, aux dires des professeurs a eu des effets très positifs au Texas, où le lithium fut diffusé à la population par l’intermédiaire de l’eau du robinet. “Last year, 483 people died by suicide and if you add the 123 undetermined deaths, the suicide number is over 600.” s’indignait le député qui selon l’adage « mieux vaut prévenir que guérir » soulignait l’importance d’un traitement préventif.

 “Early intervention, you have 90 per cent cure and late intervention you have difficulties for life.”

C’est ainsi qu’au nom de la santé publique, le gouvernement Irlandais se voit appelé à légiférer sur la diffusion d’un anti-dépresseur. Forme de drogue (il est addictif), l’utilisation d’un tel produit pour rendre la vie un peu plus rose pour des milliers de suicidaires peut toutefois être sujette à controverse. Ne devrait-on pas avoir le droit de choisir d’en consommer ou non? Car s’il est  vrai que c’est au gouvernement de veiller à la santé publique, pour autant est-ce à lui de « forcer » le peuple à être plus heureux artificiellement? Il y a en effet bien d’autres manières de contribuer au bien être du peuple. Quant à la poursuite du bonheur, elle est avant tout individuelle et vouloir l’imposer serait interférer dans la sphère privée. Or, on sait que confusion de la sphère privée et de la sphère publique au nom d’un monde meilleur – ou du meilleur des mondes- serait le pire scénario.

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