Alternative aux terres rares, défi pour les chercheurs.

(http://www.technologyreview.com/computing/37779/)

http://www.courrierinternational.com/article/2011/09/16/terres-rares-les-industriels-a-la-chasse-au-gaspi

La course aux substituts des terres rares continue. Alors que la Chine se classe 2e puissance économique cette année devant le Japon, les deux puissances rivalisent dans  ce domaine. Certes il s’agit d’un rapport de forces inégal. Une équipe de chercheurs japonais s’évertue à trouver de nouvelles énergies nécessaires pour la fabrication de la quasi totalité des produits de haute technologie (iPhones, écrans d’ordinateurs…).La Chine, elle, détient le monopole de ces minerais précieux. Ceux-ci sont utilisés entre autre dans les systèmes d’éclairage comme l’europium (lumière rouge) et le terbium (lumière verte), sans qu’on ait trouvé des éléments substituables à ceux-là.

Sans entrer dans les détails que l’on a déjà évoqué dans un billet précédent, il est intéressant de souligner ici l’articulation entre recherche scientifique, concurrence des entreprises et enjeux politiques, puisque le poids économique est un atout indispensable pour peser dans l’arène politique internationale, on parle de « hardpower ». Les scientifiques sont donc de plus en plus sollicités de part et d’autres pour élaborer des alternatives aux terres rares. Aussi des centres de recherches sur les terres rares ont été crées.

Quand « la demande a commencé à dépasser l’offre et que les prix ont été multipliés par dix – atteignant plus de 6000 dollars [4 345 euros] les 450 grammes il y a cinq ans » –, GE a lancé un programme de recherche afin de réduire sa consommation. « En utilisant dans de plus grandes proportions des agents aux propriétés similaires mais moins chers ou plus abondants, comme le nickel ou le molybdène, GE a réussi à réduire ses besoins en rhénium de 6% à 3% pour sa production de moteurs à réaction. ».

Autre défi pour les chercheurs, trouver un élément qui remplacerait le néodyme, utilisés dans les puissants aimants nécessaires au fonctionnement des éoliennes. Sachant que « le prix de ce métal est passé de 19,45 dollars le kilo début 2009 à 455 dollars le kilo aujourd’hui ».

On constate donc que science et développement économique sont d’autant plus liés aujourd’hui que l’on est entré dans un processus d’innovation permanente.

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