Internet: avènement de la démocratie directe, mythe ou réalité?

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/11/16/le-web-un-bon-outil-pour-discuter-de-politique-selon-un-sondage_1604343_651865.html

Internet a-t-il réellement modifié notre rapport à la politique?

Alors qu’on parle d’un désaveu général du politique depuis plusieurs années, arguant le fort abstentionnisme, le vote « protestataire », d’où la montée des extrêmes, qui témoignerait d’un scepticisme général quant à la capacité des hommes politiques à résoudre le problèmes sociaux, Internet serait aujourd’hui la solution à cette dépolitisation de la société (et notamment de la jeunesse).

Vrai ou faux?

D’après cet article, Internet n’est finalement pas le lieu du débat citoyen, un aspect clé de la nouvelle « contre-démocratie » évoquée par P. Rosanvallon.

D’après les enquêtes «  Seuls 16 % des internautes sondés apprécient les discussions politiques sur Facebook ou Twitter ; l’écrasante majorité des internautes (56 %) s’y intéressent « peu ». Un pourcentage qui n’est que de 25 % chez les moins de 35 ans. De même, moins d’un quart des internautes interrogés ont déjà ou pourraient commenter, en direct ou après coup, une émission politique sur les réseaux sociaux. Ils sont 10 % plus nombreux à sedire prêts à envoyer une question par SMS à une émission de débat, par exemple. » Aussi, peu nombreux seraient les citoyens réellement actifs qui exprimeraient leurs critiques à l’égard des politiques actuelles sur Internet. Pourtant, quels ne sont pas les efforts des politiques pour informer les citoyens, les amener à s’intéresser au débat! l’Estonie par exemple a introduit le vote par Internet aux législatives de 2007. Le Sénat français est officiellement sur facebook et twitter ainsi que de nombreux politiques. Le président Medvedev soigne son image de réformateur sur son blog officiel…Tous les pays, tous les régimes s’y mettent. Pourtant, Internet est-il vraiment le lieu du débat actuellement? ou bien au contraire, participe-t-il à déformer l’esprit critique des citoyens, submergés par une masse d’information dont on a du mal à trouver la source?

« L’écrasante majorité (91 %) des internautes notent qu’Internet permet de véhiculer des rumeurs et de fausses informations – un constat fait davantage encore par les moins de 35 ans. «  De quoi remettre en cause l’apport des nouvelles technologies d’information -ou de désinformation- à la gestion de la chose publique.

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