Dette écologique

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/11/10/dette-ecologique-qui-est-vraiment-le-creancier-de-lautre/


« Société du risque »

–       La société du risque, 1986, Ulrich Beck

Commentaire:

Je voudrais mettre en rapport cet article avec la notion de risque développée par U. Beck . La notion de dette écologique illustre bien ce déplacement des enjeux du conflits social, qui est devenu international. Le conflit se porte sur les risques entraînés par la production. Qui va en assumer la responsabilité? Autrement dit, qui va payer?

Nous vivons dans l’incertitude quant à évaluer exactement l’impact des révolutions industrielles, les conséquences de notre économie mondialisée basée sur une croissance industrielle galopante. Nous sommes entrés dans l‘ère de l’innovation permanente. Les technologies se développent avant qu’il y ait une demande, et non pas à la réponse d’une demande. Quelles sont les conséquences de cet autodévelopement (Michel Henry)des sciences et techniques? M.Henry parlait de la technique comme de la « Nature sans l’homme ». Comme si les hommes avaient ouvert une boîte de Pandore et ne maîtrisaient plus ce développement autonome qui assujettit la Nature. Dans quels buts? Asservir le réel, le mettre directement à notre disposition et ne plus se soucier des moyens mis en oeuvre, ne pas remonter aux origines de notre environnement technique. Eclipser les risques et la responsabilité de ces risques.

La science tente aujourd’hui de concrétiser ces risques, et les résultats scientifiques sont devenus très politiques puisqu’ils influent sur la gouvernance des Etats. Du moins, par le biais du « contre-pouvoir » des médias, ils influent sur la politique. Il y a donc une « scientifisation » de la politique.

« Dans la modernité avancée, la production sociale de richesse est systématiquement corrélée à la production sociale de risques. En conséquence, les problèmes de répartition propres à la société de pénurie et les conflits qui y étaient liés y sont recouverts par les problèmes et les conflits générés par la production, la définition et la répartition des risques induits par la science et la technique ».U. Brecht.

Cet article souligne donc le problème de la « répartition des risques ».

« L’idée centrale est ici que ces coûts sont, dans le processus de développement économique, déplacés de pays riches qui ne veulent pas en assumer la responsabilité vers des pays pauvres qui ne peuvent pas en assumer les conséquences. » Mais peut-on parler d’une responsabilité historique? Comment définir concrètement cette responsabilité en termes juridiques, financiers..?

« La Convention des Nations unies sur les changements climatiques ne reconnaît d’ailleurs pas cette « responsabilité historique » des pays riches, mais évoque une « responsabilité commune mais différenciée ». » précise-ton. D’où les échecs des conférences internationales, on peine à trouver un consensus, à accepter que finalement:

« nous sommes tous, aujourd’hui, des débiteurs écologiques, même si notre capacité de remboursement varie dans des proportions considérables. » (Eloi Laurent)

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