Trouver le coupable, ou comment gagner du temps: les négociations climatiques

source:http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/13/mohamed-nasheed-on-ne-peut-pas-negocier-avec-la-nature_1587121_3244.html

Ce qui est intéressant avant tout dans cet article, ce sont les formules employées par le Président des Maldives. Ces formules qui mettent en avant une autre conception de la « responsabilité historique » dans la dette écologique actuelle. Alors que certains semblent vouloir à tout prix freiner le débat sur les mesures concrètes en matière de gestion des risques entrainés par la surproduction, d’autres, à l’instar de M. Nasheed, préfèrent regarder vers l’avenir. Responsabilité historique des pays du Nord ? Oui, mais …  « si les pays émergents avaient eu l’occasion d’émettre autant de carbone, ils l’auraient fait – peut-être en pire. ». Preuve en est la volonté de la Chine d’appliquer aujourd’hui la méthode du « business as usual », l’échec de Copenhague. Mais aussi son appétit vorace pour la consommation de charbon par exemple (cfhttp://www.courrierinternational.com/article/2006/12/07/les-chinois-suivent-le-mauvais-exemple-americain)

Les centrales de charbon qui, il n’y a pas si longtemps poussaient comme des champignons sur le sol de l’Empire du Milieu, fonctionnent en brûlant du charbon pulvérisé pour produire de l’électricité. Peu chères elles ont supplanté les nouvelles techniques beaucoup moins polluantes «la gazéification intégrée à un cycle combiné (GICC) » permettant de transformer le charbon en gaz avant de le brûler. M. Nasheed, lui préfère investir dans les nouvelles technologies, si chères qu’elles soient, car selon lui, négociations politiques ou non, une chose est sûre, la Nature n’attend pas. Et ce n’est pas parce que les principaux pollueurs ne ressentent pas les conséquences immédiates de leurs activités qu’elles ne sont pas présentes. «  Chez nous, aux Maldives, l’eau est déjà dans la maison. », voilà qui résume bien la situation. Le président en appelle donc à une prise de responsabilité en l’état actuel des choses. Il serait vain de gaspiller un temps précieux à essayer de mettre en termes juridiques, financiers, etc. un concept aussi difficile que « la responsabilité historique ». Car l’on serait tenté de dire avec lui, « et après ? » s’en suit-il une  variante de la loi du talion ; tu as pollué à mes dépens, maintenant je pollue à tes dépens et nous serons quittes, alors nous pourrons négocier. Une fois que les Maldives seront à six mètres de profondeur.

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