Le mercure dentaire, suite de l’affaire.. à l’échelle planétaire.

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.toxicteeth.org%2FpressRoom_recentNews%2FAugust-2011%2FThe-Environmental-Threat-of-Dental-Mercury.aspx&anno=2

Je voudrais approfondir le sujet des amalgames
dentaires qui font aujourd’hui encore l’objet de débats, notamment entre la Mercury
free dentistry (MFD)
et la World Dental Federation(FDI) soutenue par des lobbys puissants, à la fois les fabricants des amalgames (qui servent à guérir les caries) et les « colosses » de l’industrie du sucre, type
Mars/Wrigley

Tout d’abord soulignons l’impact du mercure sur l’environnement en général. Le mercure infecte aussi bien l’air que l’eau et la terre, directement ou non, se retrouvant souvent…dans nos assiettes, transformé en élément encore plus toxique dit le méthylmercure. On en revient donc à l’enjeu du débat actuel : la santé publique.

a)      Round 1 : Février 2010

La MFD, composée de dentistes et de scientifiques du monde entier est née à l’occasion de la campagne lancée par « United Nations Environmental programme ». Elle a pour but de faire inscrire l’interdiction de l’usage des fameux amalgames dans les traités de réduction d’émission du mercure. Premières difficultés : l’opposition virulente de la FDI, soutenue par les lobbys  qui ont installé leurs quartiers généraux à Genève. La MFD dénonce ce geste comme étant une tentative de faire échouer ses projets en militant à « temps plein » auprès de l’OMS et de l’UNEP.

b)      Round 2 : Juin 2010

A Chiba (Japon), la MFD milite pour l’usage de techniques alternatives tout aussi efficaces (ART) ainsi qu’un programme de sensibilisation des patients, enfants et leurs parents ainsi que des organes
gouvernementaux eux-mêmes. « Donner la priorité à des alternatives sans mercure » tel est le mot d’ordre. A défaut on risque non seulement d’assister au  développement de la pollution mais aussi et surtout à l’augmentation de maladies neurologiques, le mercure comportant des propriétés  « neurotoxiques » (cf travaux de M. Grossman). Alors qu’on parle d’une véritable « pandémie d’Alzheimer »  dans les pays occidentaux, ne serait-il pas temps de se concentrer non plus sur la recherche de remèdes mais aussi sur son étiologie? Le mercure a déjà été évoqué comme un facteur  potentiel…D’autre part les « vapeurs de mercure » ont un effet particulièrement toxique sur les enfants et les fœtus. Or la gravité des conséquences de l’usage des amalgames pour les enfants et les femmes enceintes tout particulièrement reste encore mal connue.
Toutefois la MFD est de nouveau mise en échec par ses adversaires et rien n’est joué à Chiba.

c)  3e Round : Octobre 2011, Nairobi

Le dernier projet de traité en date a donc été avancé à Chiba et sera défendu corps et âme à Nairobi par les délégués internationaux de la MFD. Cependant il ne faut pas désespérer annonce l’organisation, qui met en avant le succès récent des « Consumers for Dental Choice » auprès du gouvernement américain. C’est une véritable victoire pour les militants, d’autant que la FDA -l’un des protagonistes de la commercialisation du saumon transgénique d’ailleurs- a jusque-là fermement renoncé de soutenir sa campagne auprès des dirigeants. FDA, organe pourtant chargé de protéger la santé publique (« the government device regulator ») se voit donc dépassée par une ONG. Car les dirigeants ont bel et bien souscrit à la suppression progressive et définitive de l’usage du mercure, prôné par l’UNEP, tout en autorisant le programme de sensibilisation également défendu par la MFD.

D’où la réaction en chaîne dans le monde entier :« la ligue arabe, le Conseil Européen, et de nombreux pars en développement » ont d’après l’article, accepté de rejoindre les rangs des anti-mercure dentaire. Bien que le combat soit loin d’être fini (les résistances de la France à cet égard en sont la preuve) on pourrait déjà tirer les premières conclusions.

C’est ainsi que la recherche scientifique aujourd’hui n’est pas une activité isolée qui  serait menée pour l’amour de la science tout en étant  indépendante des intérêts publiques. Au contraire, elle touche de très près les politiques publiques, d’autant que les scientifiques peuvent désormais défendre  leurs causes via les ONG et surtout, être entendus.

Les secrets du mercure dentaire

Ce débat aurait tout aussi bien pu faire l’objet d’une mise en bulle. Nous avons deux acteurs qui s’affrontent, d’une part les ONG (dont la très active « World Alliance for Mercury-Free Dentistry » – Non au mercure dentaire), d’autre part les syndicats dentaires favorables aux amalgames à base de mercure. Qui croire ?

Cet article de Monde Planète met en évidence une fois encore la bataille qui oppose les lobbies et les ONG luttant pour plus de respect à l’environnement et surtout envers la santé publique. Alors que Roland L’Herron, représentant des syndicats dentaires reconnaît les conséquences néfastes sur l’environnement, il refuse pourtant d’admettre que le mercure est nocif pour la santé publique. Pour autant, des recherches scientifiques très sérieuses prouvent le contraire. On peut citer celles menées par Marie Grosman 1agrégée de l’université en Sciences de la vie et de la Terre, ainsi que par  A.Picot2 toxicochimiste, directeur de recherche honoraire au CNRS et parues dans  la Revue générale de Médecine en septembre 2009 sous le titre de « Facteurs environnementaux impliqués dans la maladie d’Alzheimer. Le mercure dentaire, probable déterminant majeur » (Environmental factors and Alzheimer’s disease: Mercury strongly under suspicion).

En effet le mercure est suspecté d’avoir des conséquences sur le fonctionnement neurologique, et pourrait bien constituer une cause des neuropathologies du type Alzheimer, véritable fléau public (voir billet publié en septembre sur la dégradation de la santé psychique des Européens). Envers et contre tout, la France rechigne encore à s’engager dans un processus de réduction, voire de suppression définitive de l’usage du mercure. Pourquoi donc cette politique schyzophrène ? Car d’un côté le gouvernement français s’engage à réduire  « l’exposition au mercure de la population de 30 % d’ici 2013 », tout en refusant de ratifier les traités européens anti amalgames-dentaires à base de mercure (50%).

Aussi, nous assistons une fois encore à la confrontation des scientifiques et des décideurs politiques. Bien qu’on constate en même temps le poids croissant des ONG sur les décisions concernant
la santé publique. Preuve en est dans cet article avec l’interdiction de l’usage des amalgames dentaires en Norvège ou encore en Suède, à la lumière des travaux scientifiques avancés par les ONG lors de sommets européens.

Sources : http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/27/des-ong-denoncent-l-utilisation-du-mercure-dentaire-un-poison-dans-la-bouche-des-francais_1595323_3244.html

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1875717009000021

Biocarburants à base d’algues OGM au secours des grandes puissances?

http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/10/22/exxon-et-craig-venter-tombent-en-panne-dalgues/

« Exxon et Craig Venter tombent en panne d’algues »

Le Riverine Command Boat, vedette de combat expérimentale alimentée par un mélange de gazole et de biocarburant à base de micro-algues. 

Commentaire :

Pourquoi les algues intéresseraient-elles la politique ? A priori pas de rapport entre les deux, et pourtant…

Alors que le Pentagone, la Lloyd’s ou encore la Bundeswehr ont reconnu « l’imminence possible d’un déclin de la production mondiale de carburants liquides », la nécessité de trouver des biocarburants alternatif apparaît urgente.

Quels enjeux politiques ?

Prenons l’exemple de l’armée américaine dont la facture énergétique atteint des sommets vertigineux : plus de 15 milliards de dollars en 2010 ! Soit 80% de la facture énergétique du gouvernement fédéral. Pour maintenir  son prestige et sa puissance réelle l’armée investit massivement dans le développement des « biotech ». Pourtant…

L’échec des biocarburants OGM comme alternative aux carburants fossiles…

Graig Venter a avoué l’échec de son équipe de chercheurs à développer de nouveau biocarburants à base d’algues génétiquement modifiées. Et ce alors que la production d’agrocarburants est largement insuffisante bien qu’elle atteigne aujourd’hui ses limites : « 1,1 million de barils par jour en 2009, soit 3 % de la demande mondiale de carburants » alors que les Etats-Unis y consacrent d’ores t déjà 40% de leur production de maïs. D’autant plus que ce type de biocarburant apparaît comme une alternative très critiquée, au sein des institutions de l’UE notamment.

Alors utopie ou alternative réelle ?

Malgré cet échec, Graig Venter continue à croire « qu’une approche passant par des cellules entièrement synthétiques sera la meilleure voie vers une vraie rupture [technologique] ». Peut-être parce que les chercheurs de Synthetic Genomics Inc., sont dotés d’un budget potentiel de 600 millions de dollars par Exxon, « premier groupe industriel privé de la planète ».

C’est ainsi que la manipulation génétique des algues peut être la garantie de la puissance et de la richesse futures dans une conjoncture politique difficile. Toutefois après cet échec cuisant, on peut légitimement se demander si les chercheurs parviendront vraiment  à trouver un biocarburant fiable et rentable pour pallier au manque d’énergies fossiles dans les années à venir.

Les dépendances aux médicaments chez les personnes âgées: nouveau problème de société?

Sciences et Avenir.fr

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20111016.OBS2556/vieillesse-et-addiction-un-probleme-croissant.html

Commentaire :

Selon une étude récente, « le nombre de personnes de plus de 50 ans vivant avec une dépendance pourrait doubler entre 2000 et 2020. ».

Certains professeurs, à l’instar de Peter Crome { dans le journal of the British Geriatrics Society} en appellent à la prise de conscience de ce phénomène par les pouvoirs publics. En effet, personne ne semble avoir fait attention au fait que les structures d’aide aux personnes âgées ne sont pas adaptées à l’augmentation de nouvelles pathologies dues à une surconsommation des médicaments. Tout en sachant que l’organisme est incapable de filtrer et éliminer efficacement l’excès de substances contenues dans les antidépresseurs, les sédatifs, etc., les médecins ont souvent la main lourde sur ces médicaments addictifs. D’où le développement de la taxicomanie chez les patients les plus âgés.

Pourtant la prise en charge est quasiment inexistante. Il apparaît donc essentiel pour les gouvernants, de considérer le financement des études visant à mieux comprendre les conséquences de la surconsommation médicamenteuse. Mais aussi, améliorer la prise en charge de ces pathologies. En effet « les aidants ne sont pas formés à la prise en charge de ce type de pathologies ».

En outre les anxiolytiques sont soupçonnés d’augmenter le risque du développement d’Alzheimer, véritable fléau à l’heure du « papy-boom » en Europe. Pourtant certains professeurs tirent d’ores et déjà la sonnette d’alarme car ce secteur semble oublié des pouvoirs publics. Or, quel sera l’impact social, financier et finalement politique si l’on continue à ignorer toute une partie de la population qui souffre de pathologies de plus en plus nombreuses et de moins en moins connues? Qui prendra en charge ces personnes âgées?

Trouver le coupable, ou comment gagner du temps: les négociations climatiques

source:http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/13/mohamed-nasheed-on-ne-peut-pas-negocier-avec-la-nature_1587121_3244.html

Ce qui est intéressant avant tout dans cet article, ce sont les formules employées par le Président des Maldives. Ces formules qui mettent en avant une autre conception de la « responsabilité historique » dans la dette écologique actuelle. Alors que certains semblent vouloir à tout prix freiner le débat sur les mesures concrètes en matière de gestion des risques entrainés par la surproduction, d’autres, à l’instar de M. Nasheed, préfèrent regarder vers l’avenir. Responsabilité historique des pays du Nord ? Oui, mais …  « si les pays émergents avaient eu l’occasion d’émettre autant de carbone, ils l’auraient fait – peut-être en pire. ». Preuve en est la volonté de la Chine d’appliquer aujourd’hui la méthode du « business as usual », l’échec de Copenhague. Mais aussi son appétit vorace pour la consommation de charbon par exemple (cfhttp://www.courrierinternational.com/article/2006/12/07/les-chinois-suivent-le-mauvais-exemple-americain)

Les centrales de charbon qui, il n’y a pas si longtemps poussaient comme des champignons sur le sol de l’Empire du Milieu, fonctionnent en brûlant du charbon pulvérisé pour produire de l’électricité. Peu chères elles ont supplanté les nouvelles techniques beaucoup moins polluantes «la gazéification intégrée à un cycle combiné (GICC) » permettant de transformer le charbon en gaz avant de le brûler. M. Nasheed, lui préfère investir dans les nouvelles technologies, si chères qu’elles soient, car selon lui, négociations politiques ou non, une chose est sûre, la Nature n’attend pas. Et ce n’est pas parce que les principaux pollueurs ne ressentent pas les conséquences immédiates de leurs activités qu’elles ne sont pas présentes. «  Chez nous, aux Maldives, l’eau est déjà dans la maison. », voilà qui résume bien la situation. Le président en appelle donc à une prise de responsabilité en l’état actuel des choses. Il serait vain de gaspiller un temps précieux à essayer de mettre en termes juridiques, financiers, etc. un concept aussi difficile que « la responsabilité historique ». Car l’on serait tenté de dire avec lui, « et après ? » s’en suit-il une  variante de la loi du talion ; tu as pollué à mes dépens, maintenant je pollue à tes dépens et nous serons quittes, alors nous pourrons négocier. Une fois que les Maldives seront à six mètres de profondeur.

Répondre à la croissance démographique: l’enjeu majeur des scientifiques et des gouvernants


source:http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/10/14/comment-nourrir-9-milliards-detres-humains-sans-detruire-la-planete/

Aujourd’hui les scénario catastrophe concernant l’avenir de la planète pullulent sur la blogosphère. Loin d’être l’apanage des auteurs de science-fiction et des cinéastes, l’explosion démographique est au coeur des débats politiques actuels. De nombreux problèmes se posent comme l’aménagement urbain. Mais surtout comment nourrir 9 Milliard d’humains en 2050?

Les chercheurs se sont réunis pour tenter de répondre à cette question. L’un des apports fondamentaux de leur rapport est de mettre en avant une nouvelle forme d’économie. Enrayer la déforestation, avec la mise en avant d’incitations financières visant à protéger les arbres, « comme le mécanisme REDD, qui redonne de la valeur à la forêt, ou encore l’écotourisme et la certification ». D’autre part, il s’agit d’investir dans l’agriculture en formant mieux les paysans « en adoptant une meilleure gestion et en investissant dans des équipements plus performants, la production alimentaire actuelle pourrait être augmentée de 60 %. »

C’est donc un enjeu majeur de gouvernance, notamment dans les pays en développement en Asie ou en Amérique du Sud où ces phénomènes sont particulièrement importants.

Cependant, au regard des rapports détaillés de l’équipe de chercheurs internationaux, il est impossible de continuer à avancer en raisonnant à court terme, sous peine de courir à la catastrophe.

Le recyclage des terres rares: enjeu du développement durable

Le recyclage des terres rares, un enjeu stratégique

source: http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/10/17/le-recyclage-des-terres-rares-un-enjeu-strategique/

Commentaire :

 

Aujourd’hui sciences, politique et économie sont étroitement liées. En effet, la croissance économique étant devenue un enjeu majeur pour les Etats, les acteurs principaux de cette croissance sont les multinationales. En effet, s’imposer comme une puissance c’est disposer d’un poids économique certain. Voilà pourquoi, la Chine a décidé d’introduire un système de quotas sur les terres rares dont elle détient le monopole (97%). En effet si des gisements existent un peu partout dans le monde, ces nouveaux « métaux précieux » restent peu exploités car leur extraction est particulièrement couteuse et très polluante. Pourtant, les nouvelles technologies sont gourmandes en terres rares, allant des téléphones portables aux turbines d’éoliennes en passant par les écrans plats. La demande a aujourd’hui dépassé l’offre, qui s’aménuit à mesure que la Chine instaure des quotas. Poussant par la même ces concurrents japonais ou européens à la recherche de nouvelles alternatives.

Les chercheurs sont donc fortement sollicités pour élaborer des substituts à ces minéraux {17 minerais qui se nomment terbium, néodyme ou yttrium}. Pour l’instant le recyclage leur apparaît comme la meilleure solution. « Réutiliser les poudres luminophores qui recouvrent l’intérieur des lampes basse consommation (LBC) et qui contiennent plusieurs terres rares : terbium,etc. Pour l’instant, cette poudre est isolée et mise en décharge, lorsque les ampoules arrivent en fin de vie ». Or très peu d’ampoules sont ramenés dans les 19000 points de collecte sur le territoire français…Aux gouvernants donc de s’emparer de la question en responsabilisant les citoyens. Car non seulement l’extraction des terres rares est extrêmement polluante, mais en plus elle est largement insuffisante par rapport aux habitudes de consommation. Une remise en question s’impose cependant pour continuer à avancer dans les recherches. Doit on continuer la course à l’innovation en lançant régulièrement sur le marché de nouveaux produits gourmands en matériaux rares et coûteux? Ne devrait-on pas plutôt remettre en cause nos habitudes de consommation ?